17 avril 2007

 

 

 

 

 

La guerre de juillet 2006 au Liban : ses prémisses, son déroulement et ses suites

Boutros Labaki

 

 

Les prémisses :

A partir du retrait israélien en 2000 du territoire libanais, mis à part les minuscules fermes de Chébaa, la présence armée du Hezbollah au Sud Liban ne se justifie plus. Mais l’occupant syrien impose le maintien de ce groupe armé au Liban Sud et restreint la présence armée de l’Etat à son aspect symbolique dans la zone libérée. Le Hezbollah détient le vrai pouvoir au Liban Sud, impose ses normes religieuses, morales et sociales et y rend certains services sociaux, éducatifs et sanitaires. Il installe son armement, dans la région évacuée.

Israël ne perdait pas son temps. « La meilleure armée du monde » avait été humiliée en 2000 et obligée de quitter inconditionnellement le Sud Liban pour limiter ses pertes humaines. Et qui l’avait humiliée ? : « Une bande de terroristes » : c'est-à-dire le Hezbollah dans le jargon israélo américain. C’était la première fois qu’Israël se retire et d’un territoire arabe sans négociations sous la pression militaire. Pour l’armée et l’élite au pouvoir, cela était intolérable et donnait un mauvais exemple aux Palestiniens. La revanche se préparait avec l’aide du sponsor américain.

D’un autre côté le retrait syrien du Liban, le 28 Avril 2005 enlevait un appui important au Hezbollah. Il avait été  précédé par la résolution 1559 du Conseil de Sécurité de l’ONU en août 2004 qui stipulait le désarmement de toutes les milices libanaises et non libanaises, réaffirmant ainsi une des dispositions de l’Accord d’entente nationale libanais de Taëf (1989) qui fut le nouveau pacte national sur lequel était sensé se bâtir le Liban d’après 1990 et qui entre autres stipulait : la dissolution de toutes les milices, l’extension de la souveraineté de l’Etat par ses propres forces armées à tout le territoire libanais et jusqu’aux frontières internationales, le retour à l’accord d’armistice de 1949 pour régir les relations avec Israël, et la formation d'un gouvernement d'union nationale.

La situation politique et juridique de Hezbollah faiblissait.

 

La guerre de juillet 2006: son déroulement:

De son coté l’Iran était dans une confrontation surtout avec les Etats- Unis sur le dossier nucléaire. Les Etats Unis voulaient conserver le monopole israélien sur l’armement nucléaire au Moyen Orient. Les autres pays membres permanents du Conseil de Sécurité, Russie et Chine comprises ne voulaient aussi pas voir une puissance nucléaire de 70 millions d’habitants trôner au milieu des réserves pétrolières mondiales. C’est pour cela qu’il y avait un certain consensus entre ces puissances (auquel il faut ajouter l’Allemagne) pour contenir les projets nucléaires militaires  iraniens. Les Etats Unis et Israël se distinguaient par des tendances bellicistes dans ce domaine. Le 10 juillet 2006, Javier Solana en négociation à Téhéran avec l'Ayatollah Ali Khamenei (autorité suprême en Iran) au sujet du dossier nucléaire déclare à la fin de ces négociations, qu’elles furent non productives.

L’Iran prit peut être les devants. Le 11 juillet, le Hezbollah enlève 2 soldats israéliens, près de la frontière libano- israélienne en territoire israélien. 

La réaction israélienne, extrêmement violente, fut un déchaînement sans commune mesure avec l’acte qui était sensé le causer. Le Liban, avec l’appui des pays arabes, essaya plusieurs fois d’imposer un cesser le feu : le véto anglo-saxon l’empêcha( ). La cessation des combats n’eut lieu que lorsque l’armée israélienne eu des difficultés a avancer plus que quelques kilomètres en territoire libanais avec beaucoup de pertes humaines et qu’il était clair qu’une liquidation militaire de Hezbollah demanderait des efforts beaucoup plus coûteux en hommes, et des bombardements du territoire israélien qui pour la première fois dans le conflit israélo-arabe le touchaient en profondeur (un million de personnes quittèrent le Nord israélien). Ce que le Liban était habitué à supporter par 30 ans de « guerres pour les autres » Israël n’y était pas habitué… La pression politique israélienne interne aussi amena l’armée israélienne à cesser le combat. La pression arabe amena à modifier la résolution du Conseil de Sécurité dans un sens moins favorable à Israël qui ne cessa les combats que le 14 Août,  3 jours après le vote de la résolution du Conseil de Sécurité Nø1701. 3 jours utilisés par Israël pour larguer 250 mille bombes à fragmentation, bombes à uranium appauvri et autres joujoux offerts par « l’Uncle Sam » via les aéroports britanniques.

 

Les premières suites de la guerre:

-   Les réfugiés du Sud revinrent immédiatement et massivement à leurs lieux d’origine, quitte à y camper, et commencèrent à être dédommagés par le Hezbollah. Les réfugiés à très forte à majorité chiite avaient été accueillis les bras ouverts dans toutes les régions et particulièrement dans les régions chrétiennes. Dans ces dernières régions leur accueil avait été organisé par le Courant Patriotique Libre du Général Michel Aoun, ce qui laissa le meilleur effet sur ses réfugiés.

-   Au plan international, le Liban sembla être sur la voie d'être séparé des aspects militaires et sécuritaires du conflit israélo- arabe comme l’Egypte,  la Jordanie et pratiquement la Syrie d’où ne part depuis 33 ans aucun coup de feu en direction des territoires syriens occupés par Israël. Les forces des Nations Unies et l’armée libanaise occupent une zone tampon le long de la frontière sud ou même si le Hezbollah y conserverait des armes cachées, il peut les utiliser plus difficilement qu’avant Juillet 2006: l’Armée Libanaise et les forces des Nations Unis pouvant perquisitionner et les saisir. Politiquement il serait très difficile au Hezbollah de reprendre les combats. Il aurait tous les Libanais à dos, y compris un pourcentage croissant de Chiites. Cette dernière communauté fut punie par Israël pour son appui au Hezbollah : les principales zones d’habitat chiite (Liban Sud, Békaa Nord, Banlieue Sud Ouest de Beyrouth) ayant subi de très graves destructions et une bonne partie de leur population ayant été réduite au statut de réfugiés dans leur propre pays.

 

Les problèmes politiques aiguisés par cette guerre: des flash-back

La question politique essentielle qui se posa dès lors fut comment mobiliser l’ensemble des forces vives du pays pour la reconstruction physique et politique. Pour cela, il fallait élargir la base politique de l’actuel gouvernement, afin d'en faire un gouvernement d'union nationale. Ce qui lui manquait c'était des ministres représentant le Courant Patriotique Libre du Général Michel Aoun et son bloc parlementaire « Réforme et Changement », qui constituent la plus grande force politique chrétienne. Le Général Michel Aoun avait signé un memorendum d’entente avec Sayyed Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, le 6 février 2006, est en bonnes relations avec les Chiites et ses relations se sont renforcés par l’organisation de l’accueil des réfugiés chiites dans les zones chrétiennes pendant la guerre. Il devient encore plus difficilement contournable et le tandem Hariri - Joumblatt peut difficilement continuer à l’exclure du gouvernement. D’autant plus que l’accord d’Entente Nationale de Taef de 1989 base de la « Deuxième République Libanaise » stipule qu’une des premières mesures à prendre pour la reprise du pays doit être la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Ceci ne fut pas fait sous la tutelle syrienne entre 1990-2005, et pour cause : il fallait "diviser pour régner". Dans le Liban enfin débarrassé de ses occupants régionaux, les groupes actuellement au pouvoir continueront-ils à pratiquer les politiques de la tutelle syrienne ?

Pour répondre à ces interrogations et comprendre le déroulement et les enjeux de la crise actuelle qui s'est exacerbée depuis novembre 2006, il faut aussi revenir au moins en 2005 :

L'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafik Hariri et de ces compagnons le 14/2/2005, à amené la majorité des Libanais musulmans sunnites (dirigés par le Courant du Futur de la famille Hariri) à rejoindre la majorité de leurs compatriotes chrétiens de toutes communautés (Maronites, Grecs Orthodoxes, Grecs Catholiques, Arméniens Orthodoxes et Catholiques et autres) et la majorité les Druzes (dirigés par Walid Joumblatt), dans un mouvement de masse exigeant le retrait des troupes syriennes. Ce retrait ait lieu le 28/4/2005. Le Hezbollah y perd un appui stratégique.

Le 7 Mai 2005, le général Michel Aoun leader du Mouvement Patriotique Libre, principale force souverainiste libanaise à majorité chrétienne et qui luttait depuis plus de 15 ans contre l'occupation syrienne, revient triomphalement à Beyrouth après 15 ans d'exil en France. Ce retour se fait en dépit des efforts du tandem Hariri- Joumblatt et alliés pour retarder le retour de Aoun après les élections législatives du printemps 2005.

Le jour même du retour de Aoun à Beyrouth, le Parlement libanais reconduit la loi électorale anti-constitutionnelle de l'an 2000, qui avait été imposée par les services de renseignement syriens à la demande de Rafik Hariri. Cette loi, par un truquage, de plus anti-constitutionnel, du découpage des circonscriptions, faisait que près de 72% des députés chrétiens étaient élus par des collèges électoraux à majorité musulmane (sunnites, chiites, et druzes). A l'époque c'était un des moyens qu'utilisait l'occupant syrien et son allié Rafik Hariri, pour affaiblir politiquement les chrétiens libanais, principale force d'opposition à l'occupant syrien et ses alliés. Le vote de la loi électorale divise les politiciens chrétiens, certains d'entre eux faisant passer leurs intérêts électoraux avant tout, se raccrochèrent au tandem Hariri – Joumblatt. Ce tandem conclut une alliance, avec le duo chiite prosyrien Amal – Hezbollah, à objectif électoral. Cette alliance avait l’objectif politique proclamé d'appui à la résistance du Hezbollah. Le résultat est que cette alliance quadripartite : Hariri, Joumblatt, Amal, Hezbollah (qui représentait les principales forces communautaires musulmanes) remarginalisa les communautés chrétiennes au Parlement.

Les chrétiens se sentent trahis par leurs nouveaux alliés druzes (Joumblatt) et sunnites (Hariri) qu'ils avaient aidé à se débarrasser de l'occupant syrien. Ils votent massivement pour le général Aoun et ses alliés, qui recueillent 70% des suffrages chrétiens exprimés( ).

La fraude légale était flagrante : Le groupe Aoun et alliés avait la moitié des sièges auxquels il avait normalement droit, le tandem Hariri- Joumblatt avait 142% des sièges auxquels il avait droit, et le groupe Amal, Hezbollah avait 100% des sièges auxquels il avait droit.

Ces élections donnent aussi lieu à d’autres importantes fraudes électorales  de la part du tandem Hariri-Joumblatt qui contrôlait le Ministère de l’Intérieur et les médias: achats de voix en masse, falsification des résultats, attaques et violences sur les partisans des listes adverses, propagande communautariste dans les lieux de culte.

Pour fermer la porte à tout recours légal, le Parlement issu de ces élections partiellement falsifiées, modifie le statut du Conseil Constitutionnel pour l'empêcher de statuer sur la légalité du scrutin et de ses résultats

On a affaire a un Parlement qui n'a rien de "démocratiquement élu", comme le proclament le pouvoir actuel et ses protecteurs occidentaux. De plus la représentativité des députés chrétiens est fortement contestable et contestée : seuls 18 députés chrétiens sur 64 sont élus par des électeurs chrétiens…

Le gouvernement issu de ces "élections" en été 2005, comprenait deux ministres du Hezbollah pour la première fois et proclamait dans sa déclaration ministérielle son appui à la "Résistance"(armée du Hezbollah). Il incluait des représentants du Président ( pro syrien) Emile Lahoud. Le seul exclu de ce gouvernement était le Courant Patriotique Libre (CPL) du Général Aoun et ses alliés (qui avait eu 70% des voix des chrétiens et le tiers des suffrages exprimés). Les ministres chrétiens y détenaient des portefeuilles marginaux et n'avaient pas été élus par des électeurs chrétiens. Une fois les élections terminées et le gouvernement formé, le tandem Hariri-Joumblatt remet sur le tapis la question de l'application complète de la résolution 1559: c'est-à-dire du désarmement du Hezbollah. Cette volte face post-électorale du tandem      Hariri-Joumblatt crée des tensions à l'intérieur de ce gouvernement, appuyé par les USA et la France, et comprenant des alliés de la Syrie et de l'Iran. De même, à la demande de l’ONU, le gouvernement met sur le tapis vers la fin 2005, la création d'un tribunal à caractère international pour juger les responsables de l'assassinat de Rafik Hariri, ses compagnons et des autres personnes assassinées. La première tentative de faire passer le principe d'un tribunal international en Conseil des Ministres amène le retrait temporaire du gouvernement des ministres représentant Amal et le Hezbollah en décembre 2005. Ces derniers craignaient l'utilisation de ce tribunal par les USA pour faire pression sur leur allié syrien. Ces développements sont concomitants avec l'assassinat d'un député loyaliste Jebrane Tueini.

L'émotion crée par cet assassinat facilite l'approbation du principe de création de ce tribunal par le gouvernement libanais et la transmission de cette approbation au Conseil de Sécurité.

Entre temps, un dialogue est mené entre le CPL (Aoun) et le Hezbollah. Il aboutit à la signature d'un document en dix points le 6 février 2006. Ce document qui appelle à l'élargissement du dialogue à toutes les parties libanaises, aboutit au lancement d'un Comité National de Dialogue entre les principales forces et personnalités politiques du pays sur des points fondamentaux: accord pour demander la délimitation des frontières, et l'établissement des relations diplomatiques avec la Syrie, nouvelle loi électorale, tribunal à caractère international pour juger de l'assassinat de Rafik Hariri et des autres assassinats, et d’autres points importants.

Le dialogue, qui dure de mars à Juin 2006, achoppe sur le problème de l'armement du Hezbollah, et devait reprendre en Juillet 2006, quand éclate la guerre.

La crise politique actuelle :

A partir de la mi Août 2006, donc de la fin des opérations militaires, la tension politique remonte : le Hezbollah accuse le gouvernement et le tandem Hariri- Joumblatt, d'être de mèche avec les USA, et d'avoir contribué à faire durer les combats pour affaiblir le Hezbollah et faciliter son désarmement.

Le CPL réclame plus que jamais un gouvernement d'union nationale et une nouvelle loi électorale permettant une représentation fidèle de la population.

Le tandem Hariri – Joumblatt reprend ses pressions dans le Comité de Dialogue réuni en novembre 2006, pour accélérer l'approbation des statuts du tribunal international. Ce tandem précipite les choses et décide de présenter le projet de statuts envoyé par le Conseil de Sécurité pour approbation au Cabinet, avant d'être étudié par le Comité de Dialogue. Ceci amène tous les ministres chiites à quitter le gouvernement le 11 novembre 2006, ainsi qu'un ministre chrétien orthodoxe resté loyal au Président de la République. Ces retraits mettent très fortement en question la légitimité et la constitutionalité du gouvernement, car une communauté libanaise en entier (les chiites) n'y est plus représentée, en plus du très grave défaut de représentativité des ministres chrétiens. La Constitution libanaise stipule en effet la non légitimité de tout pouvoir contraire à l'entente nationale.

Cette situation amène Amal et Hezbollah à s'aligner sur les positions du Général Aoun qui réclame un gouvernement d’Union Nationale, et une nouvelle loi électorale. Devant le refus du tandem Hariri-Joumblat d’accepter les demandes de l’opposition, celle ci décide de passer à la pression populaire.

A ce moment, le 21 novembre 2006, un ministre chrétien Pierre Gemayel, est assassiné. Ceci fait monter les tensions, et le pouvoir essaye d’utiliser l’assassinat contre le CPL (dont des bureaux sont attaqués et les portrait de Aoun brûlés). Ceci retarde le mouvement de l’opposition, qui déclenche un sit-in dans le centre de Beyrouth près des sièges du Gouvernement et du Parlement, à partir du 1er décembre 2006, réclamant un Gouvernement d’Union Nationale et une nouvelle loi électorale.

Des manifestations ponctuent le sit – in, de même que des veillées de Noël, de l’Adha et du Nouvel An. Une grève générale d’un jour décrétée pour le 23 janvier 2007, est largement suivie, malgré les tentatives de briser la grève par des groupes loyalistes armés de pierres, de gourdins et d’armes légères, en région chrétienne. Le 25 janvier 2007 une bagarre éclate à l’Université Arabe de Beyrouth, dégénérant en tirs sur les manifestants et l'Armée, dans la zone musulmane de Beyrouth : Le risque de dégénérescence en affrontements armés sunnito - chiites est jugulé par l’action des leaders des deux bords et le couvre feu décrété par l’armée.

Des portes de sortie de crise?

La Ligue Arabe s’active en médiations. L’Arabie Saoudite et l’Iran, voulant éviter un conflit sunnite-chiite au Liban qui s’élargirait au Moyen Orient, élaborent un compromis politique basé sur la concomitance de l’acceptation du tribunal international et du gouvernement d’Union Nationale. Les deux pays prêchent le calme à leurs alliés libanais.

Les pays occidentaux, USA en tête, poussent le gouvernement Sanioura à l’intransigeance( ). La Syrie cherche un nouveau rôle au Liban.

Le Liban est de nouveau menacé de conflits armés, pour assurer les intérêts politiques de parties régionales et internationales. Seul un accord ferme et équilibré entre les Libanais peut sauver la situation :  les contenus équilibrés des propositions du Synode des évêques maronites en janvier 2007, les propositions de la Ligue Arabe et des rencontres saoudo -iraniennes, constituent d’excellentes bases pour un pareil accord. Le sommet des Chefs d’Etat arabes à Ryad en fin Mars 2007 n’a pas réussi à faire accepter un pareil accord.

Cependant les interventions des puissances occidentales retardent un accord national équilibré, accepté par la population, car cet accord pourrait être considéré comme un recul de l’influence des forces politiques libanaises qui leurs sont liées, et de leur influence au niveau libanais et moyen oriental.

 

Vos Commentaires

 

"Diane Voisine" <diane.voisine@club-internet.fr> 

Date: Tue, 17 Apr 2007 17:02:17 +0200

    c'est quand meme hallucinant d'asséner des "vérités" ,vos vérités sans preuve en ce qui concerne les elections de 2005!!!

n'importe qui peut adresser un article sur un site internet et faire pareil.

les observateurs européens ont conclu à la transparence et la légalité complète de ces elections.

si fraude il y a eu prière de donner les preuves ,c'est le moindre des signes de l'objectivité en matière journalistique sinon vous n'ètes qu'un propagandiste .A ce moment là il aurait été décent de votre part de vous presenter comme tel.

d.voisine